Dernières publications

Pape François oscille entre relativisme et fantasme

 

Dans un message pour la 48e journée de la communication, Pape François a estimé que l’Eglise serait malade d’autoréférencialité. Nous ne devons pas vivre à la même époque, il s’agit là d’un pur fantasme, celui que les modernistes ne cessent d’entretenir pour dénoncer l’Eglise prétendument arc-boutée sur ses dogmes. Or l’essentiel des clercs se moque bien de l’enseignement du Magistère. Et quand bien même les clercs suivraient et martèleraient scrupuleusement l’enseignement du Magistère, pape François y trouverait-il quelque chose à redire ? Nous devons malheureusement craindre que oui, puisque dans le même texte pape François soutient qu’il ne faut pas tenir nos idées pour « uniques et absolues ». Pas unique  et absolu le dogme de l’Incarnation, celui de la Trinité, celui du Christ unique Rédempteur? Nous pataugeons donc en plein relativisme. Des propos qui plaisent assurément aux médias mais qui détruisent le sensum fidei.

Oremus.

Instaurare dispose désormais d’un site

 

L’association suisse Instaurare engagée dans la défense de la famille sous la bannière du Christ Roi dispose désormais d’un site (www.instaurare.ch). Une revue de presse y est notamment quotidiennement mise à jour.

 

 

Les publications reprendront en septembre

Avis aux lecteurs:  Eschaton reprendra ses publications en septembre. 

Bel été à tous.

Pape François vu par Alain Soral


Alain Soral en direct sur ERTV – Samedi 14 juin… par ERTV

Soral a trouvé les mots justes pour parler du pape dans son intervention en directe sur la chaîne du Web ERTV (1h14min10s) « Aujourd’hui le pape est un agent du droit de l’hommisme mondial. Il pourrait peut-être être validé par l’Onu, comme le sont Amnesty international et d’autres gris-gris comme ça. Il fait du droit de l’hommisme, ça n’a rien avoir avec la catholicité, c’est-à-dire avec la théologie catholique, avec le papisme bien compris(…) Il continue d’accompagner avec un sourire bonhomme, la destruction du catholicisme.(…) Ce pape est gentil, mais je ne pense pas que le mot gentil soit un qualificatif valable pour quelqu’un qui est censé être le vicaire du Christ sur terre et défendre la religion d’un milliard d’individus(…) »

La déchéance du diocèse de Bâle dénoncée par Riposte catholique

 

Suite à la grotesque cérémonie de confirmation célébrée par Mgr Gmür à Delémont et à l’homélie prêchée par une agente pastorale à Porrentruy, le site Riposte Catholique consacre un article à cette déchéance dans laquelle sombre le diocèse de Bâle.

Mieux vaut en rire!

Dimanche de Pentecôte, le Jura pastoral organisait une grande rencontre de catholiques dans un centre de tennis de ma ville(*). L’occasion pour l’évêque du diocèse de Bâle de rappeler vigoureusement les fondamentaux de la foi catholique.
Dans la vidéo que je mets en ligne vous reconnaîtrez en premier lieu la grande prêtresse Marie-Josèphe Lachat- qui s’est permise récemment de prêcher l’homélie – donner la parole à Mgr Gmür. Nous voilà tous rassurés à son sujet : elle n’a nullement été inquiétée pour son acte de désobéissance et le contenu de cette homélie. Et on comprend mieux pourquoi en suivant cette séquence de questions-réponses à laquelle s’est prêté Mgr Gmür, destinée à remplacer l’homélie ( mais où vont-ils chercher tout cela ?). Vous admirerez tout d’abord la gestuelle de Mgr l’évêque digne du jeu de scène d’une duchesse d’empire inspirée. Tout cela transpire la virilité. Et le propos est à l’avenant. Petite mise en bouche : « La paix est la poule puis l’Esprit Saint est l’œuf et vice versa. » Merveilleux, rien à redire. 10 ans de théologie pour en arriver à cela ! Mgr l’évêque veut expliquer par-là que la paix vient libérer les apôtres qui n’étaient pas ouverts. La paix serait l’anti-peur, parce que les apôtres étaient tout ratatinés sur eux-mêmes nous certifie Mgr l’évêque en joignant le geste à la parole. Mais heureusement Jésus est venu souffler sur eux et les apôtres sont devenus « open », prêts pour la grande aventure multiculturelle.
Plus loin Mgr l’évêque explique que le cléricalisme c’est pas beau, c’est un piège. Quand Jésus déclare au Cénacle qu’il donne à ses disciples le pouvoir de pardonner les péchés ( Jean 20,23), vous avez tout faux si vous croyez, comme l’a toujours enseigné l’Eglise, qu’il a institué par là le sacrement de pénitence. Pensez donc ! 20 siècle après la venue du Christ Mrg l’évêque de Bâle nous ouvre enfin les yeux sur ce que Notre Seigneur Jésus Christ a vraiment voulu dire : c’est toute la communauté qui doit dire ce qu’est un péché, toute la communauté qui doit le remettre ou non. D’ailleurs les disciples présents au Cénacle n’étaient pas les seuls apôtres, contrairement à ce que les Pères de l’Eglise ont enseigné, mais madame Duchmol aussi était là. Tout le monde a donc reçu ce pouvoir de remettre les péchés. Quelle joie d’être ainsi sauvé du cléricalisme qui étouffe la vie de l’Eglise. Merci Mgr l’évêque.
Mais notre évêque ne s’est pas arrêté en si bon chemin.  A une personne qui lui demandait ce qu’était le don de l’Esprit, il s’est empressé de s’assoir sur la théologie des dons de l’Esprit, transformant les 7 dons de l’Esprit en « 5 doses » de l’Esprit.
Passant aux exercices pratiques, il s’adressa ainsi à une personne qu’il venait de confirmer : « vous êtes remplie de l’Esprit, c’est super n’est-ce pas ? ». Emile( célèbre humoriste suisse) n’aurait pas dit mieux.
Bref, un grand moment de ferveur combattive au regard duquel l’homélie que Mgr Tissier de Mallerais a prononcée à Ecône le même jour pour les confirmations, exhortant les confirmés à devenir des soldats du Christ, citant en exemple les actes d’héroïsme des saints, rappelant en quoi consiste les dons du Saint Esprit, fait office de bavardage stérile et désuet.

(*) Malheureusement, la rencontre de tennis qui a suivi cette cérémonie de confirmation, entre Mgr Gmür et le professeur du tennis du centre n’a pas pu aller à son terme. Ce dernier s’est blessé au poignet en cherchant à retourner un service surpuissant de l’évêque. On savait Mgr l’évêque capable de fulgurances en théologie ( comme l’atteste cette vidéo), on ne se doutait pas qu’il était capable des mêmes sur un terrain de tennis.

L´interprétation de la Bible dans l’Eglise

L´interprétation de la Bible dans l'Eglise

Titre : L´interprétation de la Bible dans l’Eglise

Auteur: Frère Emmanuel-Marie

Nbre de pages: 186

Ouvrage capital pour comprendre les erreurs introduites en exégèse par les approches modernistes ( herméneutique de Ricoeur, exégèse spirituelle du père de La Potterie…) . Ce livre a également l’immense mérite de rappeler la doctrine des 4 sens de l’Ecriture clairement formulée par saint Thomas d’Aquin

Quatrième de couverture

Le Père Emmanuel-Marie expose les diverses tendances de l’exégèse aujourd’hui en vogue dans l’univers catholique. La nouvelle orientation de l’exégèse spirituelle, imprégnée de fausse philosophie et de nouvelle théologie, n’a rien à voir avec la conception traditionnelle de l’interprétation des Écritures. Comme remède à ces graves déviances, l’auteur expose l’enseignement de saint Thomas sur les quatre sens de l’Écriture. Sont condamnées par là les interprétations hétérodoxes, les lectures oecuméniques, les connivences avec l’exégèse protestante, juive ou gnostique.
Enfin, la dernière partie sur la séduction cabalistique et judaïque en exégèse dénonce le danger de recourir à des interprétations de l’Écriture prétendûment tirées de la ”vérité hébraïque” du texte sacré, mais extraites en réalité du fatras de la fausse tradition cabalistique.

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J’ai failli mourir !

Un soir, ma mère et moi étions assis dans le salon et parlions des choses de la vie… Entre autres choses, le thème de la vie et de la mort.

Je lui dis : « Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif où l’on dépend de machines. Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiennent en vie. JE PRÉFÈRE MOURIR !!! »

Alors, ma mère se leva. Je vis son admiration dans son regard. Et elle débrancha :

– le téléviseur
– le lecteur de DVD
– le câble d’internet
– l’ordinateur
– le MP3/4
– la Play-2
– la PSP
– le WIFI
– le téléphone fixe…

Elle a pris :

– mon mobile
– mon IPOD
– mon Blackberry…

J’AI FAILLI MOURIR !!!

Source : Vox Vitae n° 368, avril-mai 2014.

Bel été à tous

Avec l’arrivée des beaux jours, Eschaton se met d’ores et déjà en mode vacances. A l’exception de quelques articles originaux je ne publierai plus que des présentations de livre de Résistance21 et des vidéos humoristiques.

 

Les secrets de la réserve fédérale

Titre: Les secrets de la réserve fédérale

Auteur: Eustace Mullins

nbre de pages: 438

La « Réserve Fédérale » est une institution privée, possédée par des banques commerciales. Ce livre décrit une enquête minutieuse, servie par l’honnêteté et la compétence. C’est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde depuis un siècle.

 Quatrième de couverture

La plupart des gens, aux États-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain. Que le nom de « Réserve Fédérale », mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n’en est rien : la « Réserve Fédérale » est une institution privée, possédée par des banques commerciales. Ce livre, traduit pour la première fois en français, a représenté quarante années de travail pour son auteur. C est probablement un des ouvrages les plus importants du XX° siècle. C est le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945. C est une enquête minutieuse, servie par l’honnêteté et la compétence. C’est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde, depuis un siècle. Dans ce livre vous apprendrez, entre autres choses, que : Le système de la Réserve Fédérale n’est pas fédéral. En outre, il ne possède pas les moindres réserves. C’est un syndicat d’émission monétaire, dont les membres se sont octroyé le privilège exorbitant de fabriquer l’argent que vous gagnez durement. Sans ce système, il est très probable que les deux guerres mondiales n auraient pu être ni déclenchées, ni financées. Et surtout, vous apprendrez, que, pour citer Henri Ford, un grand capitaine d’industrie et un VRAI américain : « L’unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » Des mots qui, à l heure actuelle, prennent une actualité brûlante…

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Cardinal Kasper, théologien du pape

Le future synode sur la famille prévu au mois d’octobre va-t-il voir les instances dirigeantes de l’Eglise formellement renier l’enseignant constant de l’Eglise. C’est à craindre depuis que l’on sait que le cardinal Kasper a toute la confiance du pape sur les sujets qui y seront débattus. Voici la traduction, trouvée sur le forum catholique, d’un article troublant paru sur National Catholic Reporter
Le cardinal Walter Kasper admet être devenu le porte parole du pape pour la réforme de l’Eglise catholique grâce à un heureux hasard, ou si vous préférez grâce à la Providence, avant que quiconque ne sache que François allait être le prochain pape.

La genèse de leur partenariat, Kasper l’a rappelé lors d’un récent voyage à New York, a été une rencontre fatidique qui a eu lieu quelques jours avant le dernier conclave, lorsque tous les électeurs du collège des cardinaux étaient hébergés dans la maison d’hôtes du Vatican.

La chambre de Kasper se trouvait juste en face de celle du cardinal Jorge Mario Bergoglio. Théologien allemand de renom qui venait d’avoir 80 ans, Kasper avait récemment reçu la traduction en espagnol de son dernier livre, La miséricorde : essence de l’Evangile et clé de la vie chrétienne. Il avait apporté quelques exemplaires avec lui et en donna un à Bergoglio.

« Ah ! La miséricorde, » le cardinal argentin s’est écrié en voyant le titre, « c’est le nom de notre Dieu ! »

Les deux hommes se connaissaient déjà un peu – Kasper avait été à Buenos Aires à plusieurs reprises pour des questions ecclésiastiques – mais il s’avère que la réaction de Bergoglio n’était pas juste un de ces compliments formels que l’on adresse à une connaissance lors d’une réunion littéraire. La miséricorde avait longtemps été un principe directeur du ministère de Bergoglio, et il a dévoré, la vaste étude de Kasper durant les jours qui ont précédé le vote du conclave.

Puis, dans la soirée du 13 mars, c’est Bergoglio qui est apparu sur le balcon de la basilique Saint-Pierre en tant que pape François. Quatre jours plus tard, le nouveau pape s’est adressé à une foule immense Place St Pierre – et alors que Kasper, surpris, le regardait à la télévision, il a entendu François le louer comme un « théologien très pointu » et faire la publicité de son étude : « Ce livre m’a fait tant de bien », a dit François.

« Mais ne pensez pas que je fais de la publicité pour les livres de mes cardinaux !  » le nouveau pontife a rapidement ajouté.

Trop tard. Les éditions ultérieures du livre de Kasper ont été favorisées par la louange de François, et depuis, Kasper s’est retrouvé doté d’une influence qui, il y a peu de temps, aurait été aussi inimaginable que les types de réformes promus par François.

« Un pape radical »

Pendant longtemps, Kasper avait été un marginal dans la structure du pouvoir romain. Quand il était évêque en Allemagne dans les années 1990, Kasper s’est efforcé de persuader le pape Jean-Paul II de trouver un moyen de permettre l’accès à la communion aux catholiques divorcés remariés. Mais cela a été contrecarré par les conservateurs romains, dirigés par un autre théologien allemand, le cardinal Joseph Ratzinger, de longue date tzar doctrinal de Jean-Paul.

Toutefois, Kasper a continué à manoeuvrer pour susciter des réformes, souvent en s’affrontant avec Ratzinger dans les pages de revues catholiques. Pourtant, Jean-Paul II a nommé Kasper cardinal en 2001 et plus tard lui a confié le secrétariat pour les relations avec les autres Eglises.

Le poste s’est avéré une sorte d’étape dan l’itinéraire de Kasper, et quand Jean-Paul II est mort en 2005, on évoqua Kasper comme le dernier grand espoir pour un virage progressif dans l’Eglise :  » Kasper le pape sympathique « , certains ironisèrent.

Au lieu de cela, ce fut Ratzinger, le rival de longue date de Kasper, qui émergea de la Chapelle Sixtine en tant que pape Benoît XVI, pour apparemment bétonner le virage de l’Eglise vers le conservatisme. Kasper prit alors sa retraite et se mit à écrire des livres sur des sujets tels que la miséricorde.

Après la démission de Benoît, Kasper faillit ne pas participer au conclave : les cardinaux de plus de 80 ans perdent leur qualité d’électeur, et le 80e anniversaire de Kasper était le 5 mars – un jour avant que les cardinaux commencent à délibérer ; 24 heures plus tard, il n’aurait pas été électeur.

Dix jours plus tard, François était élu.

Clairement, François partage une passion pour la miséricorde avec Kasper ; mais il s’appuie aussi sur Kasper non seulement pour apporter un fondement théologique à ses idées, mais aussi pour promouvoir son renouvellement du catholicisme.

« Ce pape n’est pas un pape libéral. C’est un pape radical ! » a déclaré Kasper alors qu’il était assis dans un bureau à l’église de Saint-Paul l’Apôtre dans l’Upper West Side de Manhattan pendant un séjour d’une semaine aux Etats-Unis. « Ce pape retourne à l’Evangile. »

Sujets controversés

Après que François eut publiquement fait l’éloge du travail de Kasper, un cardinal âgé de Rome s’est approché du pape et a insisté :  » Saint-Père, vous ne devriez pas recommander ce livre. Il contient de nombreuses hérésies. » Le pape souriait en racontant l’histoire à Kasper, puis il l’a rassuré en lui disant : « Cela entre dans une oreille et ressort par l’autre. »

Une preuve supplémentaire de la confiance de François en Kasper est venue en février quand le pape lui a demandé de prononcer une longue intervention lors d’une réunion de tous les cardinaux rassemblés pour discuter de la modernisation de l’Eglise concernant une gamme de sujets brûlants.

La réunion était la première d’une série de discussions que Francis avait prévu de relancer sur des sujets controversés – l’un d’eux étant l’accès des divorcés remariés à la communion. Ce n’est pas le sujet le plus léger mais il est au centre d’une grave crise pastorale, étant donné que beaucoup de catholiques se sont remariés sans avoir obtenu d’annulation et ne peuvent s’approcher de la Sainte Table. « Même un meurtrier peut se confesser et communier » Kasper se plaît à dire.

« J’ai dit au pape, « Saint-Père, mon intervention suscitera une controverse, » a déclaré Kasper. Le pape s’est mis à rire et lui a répondu : « C’est bien, nous avons besoin de ça ! »

Effectivement, les critiques féroces n’ont pas manqué.

« Un tel changement ne provoquerait pas seulement une grogne des conservateurs, elle entraînerait une menace de schisme pure et simple », a averti Ross Douthat du New-York Times. Phil Lawler, rédacteur en chef de Catholic World News, a convenu qu’un tel changement était inadmissible : « La proposition Kasper, dans sa forme actuelle, est inapplicable », écrit-il.

A dire vrai, Kasper lui-même n’a pas exactement calmé le jeu lors de ses dernières interventions sur les campus catholiques américains et à l’occasion de ses entretiens avec les médias.

S’adressant au magazine catholique libéral Commonweal, Kasper a déclaré que le pape lui-même « estimait que 50 % des mariages ne sont pas valides  » – une affirmation qui a laissé de nombreux conservateurs atterrés. «Je suis stupéfait de l’insouciance pastorale d’une telle assertion. Simplement abasourdi », a écrit l’avocat canoniste et blogueur populaire Edward Peters.

Lors d’une conférence publique à l’Université de Fordham à New York, Kasper a également irrité les conservateurs, et ravi les progressistes quand il égratigné le préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Müller, qui venait d’effectuer une critique cinglante des supérieures de la plupart des congrégations religieuses féminines américaines. Kasper a exprimé son  » estime  » pour Müller et a déclaré que son bureau avait tendance à avoir une vision « étroite » et devait être plus ouvert au dialogue et au changement. Cela, aussi, a déclenché une nouvelle série de plaintes.

Risquer le changement

Malgré l’opposition, les collègues de Kasper le décrivent comme rajeuni par la réforme lancée par François.

« Je ne sais pas si mes propositions seront jugées acceptables », a déclaré le cardinal avec un haussement d’épaules. « Je les ai faites en accord avec le pape, ce n’est pas moi tout seul qui est pris cette initiative. J’ai parlé au préalable avec le pape, et il a été d’accord. »

Les idées de Kasper sont controversées pas tant pour leur contenu, que parce qu’elles sont au coeur de la question : l’Eglise peut-elle changer et comment ?

« Le changement est toujours un risque, a déclaré Kasper, mais ne pas changer est aussi un risque. Même un plus grand risque, je pense. »

Kasper s’est dit confiant que le débat initié par Francis sur le thème de la famille et de la sexualité entraînerait des réformes importantes, en partie « parce qu’il y a des attentes très élevées ».

Il a noté que l’Eglise a souvent changé, ou s’est «développée», au cours des siècles, et tout récemment dans les années 1960 lorsque, par exemple, le Concile Vatican II a modifé l’enseignement traditionnel sur la liberté religieuse et le dialogue oecuménique.

Kasper réaffirme qu’il ne préconise pas un changement du dogme de l’Eglise sur la sainteté du mariage, mais un changement de la «pratique pastorale» concernant qui peut recevoir la communion. » Dire que nous n’admettrons pas les divorcés remariés à la sainte communion n’est pas un dogme, c’est l’application d’un dogme dans le cadre d’une pratique pastorale concrète. Ceci peut être changé. »

Kasper a expliqué que c’est la voix des fidèles qui fait la différence. « Le soutien le plus fort vient du peuple, et vous ne pouvez pas perdre cela de vue », dit-il.

« S’il y a un abîme entre ce que les gens font et ce que l’Eglise enseigne, cela ne sert pas la crédibilité de l’Eglise », a-t-il dit. »Il faut que cela change. »