Messianisme temporel satanique et mondialisme
Première partie Seconde partie
Par Pierre Hillard
Pierre Hillard répond ici aux critiques qui se sont exprimées sur ESCHATON suite à sa conférence du 1er juin 2013 à Fribourg…
Dans ma conférence du 1er juin à Fribourg, j’ai traité du mondialisme et de la famille. Plus exactement, j’ai voulu dénoncer les maux qui détruisent la famille et les Etats dans une optique de gouvernance mondiale. Sujet vaste, le thème nécessitait de relever l’élément essentiel mettant à mal la vision catholique de la famille et de la société : le judaïsme talmudique. Même si j’ai attribué par erreur à Gracchus Babeuf – père du communisme – les responsabilités du génocide vendéen (mea culpa !), l’objectif de cette conférence était de comprendre le caractère messianique du mondialisme. Le fond de l’histoire est toujours religieux.
La naissance du catholicisme a été un bouleversement complet. La Révélation a définitivement fermé les portes de la synagogue et a tué le paganisme antique et ses dieux divers. Comme le disait saint Paul : « Les dieux des païens sont des démons ». Cependant, les représentants du judaïsme talmudique ont refusé d’admettre le caractère messianique du Christ. Depuis cette époque, l’Eglise catholique est en opposition complète avec la synagogue. Cette dernière attend toujours l’arrivée du « roi des Juifs ». Cette différence essentielle explique la trame de l’histoire. La haine qui anime les dirigeants de la synagogue est irriguée d’une haine satanique (« synagogue de satan » selon l’expression même du Christ). Avec acharnement, le judaïsme talmudique s’efforce, dans le cadre du noachisme, de détruire à la racine tous les concepts caractérisant les dogmes et les traits distinctifs du catholicisme (Sainte Trinité, transsubstantiation, royauté du Christ dans les familles et dans les Etats, l’Immaculée Conception, etc). L’Eglise a toujours mis en garde – jusqu’à Vatican II – la menace que représentait la synagogue en dénonçant en particulier « les Juifs perfides ».
Toutes les hérésies – l’arianisme, le marcionisme, les bogomiles, les nestoriens, le catharisme avec entre autre le principe de la métempsycose ressemblant étrangement au gilgoul de la Kabbale, Jan Hus, les frères moraves, «l’hérésie des judaïsants » au XVè siècle dénoncée par Soljénitsyne (« Deux siècles ensemble », Editions Fayard), le protestantisme avec tous ses dérivés … et tant d’autres hérésies avec en particulier la pensée maçonnique (son rationalisme) animée d’un tour d’esprit judaïsant comme l’a parfaitement reconnu Isaac Wise – ne sont que l’avant-garde permettant d’affaiblir et de détruire les dogmes du catholicisme. Ces hérésies ne pouvaient qu’être encouragées par les représentants de la synagogue car elles permettaient d’amoindrir le catholicisme tout en remettant progressivement à l’honneur le judaïsme talmudique grâce au principe du noachisme : un Dieu unique, des Gentils animés d’un esprit vidé de toutes références aux dogmes catholiques et un peuple juif (« peuple prêtre ») jouant le rôle d’intermédiaire entre les non-Juifs et le Dieu unique. Cette combinaison permet la création, comme l’a parfaitement expliqué le rabbin Elie Benamozegh, du « catholicisme d’Israël » (cf. « Israël et l’humanité », Editions Albin Michel). C’est le principe du renversement. Quand on voit les dégâts causés par ces hérésies, on peut légitimement se poser la question : A qui profite le crime ? Ce combat de longue haleine, permettant l’instauration de la « religion des droits de l’homme » chère au noachisme, a abouti à une très grande victoire de la synagogue avec Vatican II et le document « Nostra Aetate » (précédée entre autre de la « Déclaration de Seelisberg » en 1947). Comme le rappelle le secrétaire au Congrès juif mondial, Gerhard Riegner, dans ses Mémoires (« Ne jamais désespérer » aux Editions Cerf, 1999) avec un sous-titre fort révélateur (« 60 années au service du peuple juif et des droits de l’homme ») :
« De plus, le cardinal Béa a souligné avec raison que, de tous les textes adoptés par le deuxième concile du Vatican, celui sur les Juifs est le seul qui ne contient aucune référence aux enseignements traditionnels de l’Eglise, qu’ils soient patristiques, conciliaires ou pontificaux. Cela démontre à l’évidence le caractère révolutionnaire de cet acte » (pages 388 et 389).
Au même titre que les principes de la Révolution de 1789, d’essence satanique, correspondent parfaitement aux critères défendus par le judaïsme talmudique permettant de poser les jalons nécessaires à l’instauration du noachisme ; Vatican II, c’est 1789 dans l’Eglise. La situation actuelle semble humainement perdue pour l’Eglise. Cependant, nous avons la certitude que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle » et que les Juifs, à la fin des temps, se convertiront en reconnaissant le Christ comme le Messie mort et ressuscité. Dès lors, les hérésies sous toutes leurs formes s’évanouiront.
